"Il faut cultiver notre jardin"

dimanche 31 mars 2013

Oeufs de Pâques

Une jolie pépite (merci Anne !).
La coquetière de Linda D.Cirino est un joli livre qui nous transporte dans le sud de l'Allemagne, non loin de la Forêt Noire. En 1936, Eva mène une vie paisible et organisée autour des travaux de la ferme qu'elle tient avec son mari. Leur vie est modeste, routinière et peu enthousiasmante.
Un jour, alors qu'elle se rend au poulailler pour aller chercher les oeufs du jour, elle y découvre un jeune homme en fuite. Instinctivement, elle accepte qu'il reste dans cette cachette et va découvrir toutes sortes de ruses - dont elle ne se sentait pas capable jusqu'alors - pour faire parvenir à son protégé de la nourriture et des moyens de subsister.
Au fil des jours, Nathanaël et Eva vont faire connaissance, et ce d'autant plus facilement que le mari d'Eva va être envoyé sur le front. Leurs enfants, passionnés par les jeunesses hitlériennes, passent beaucoup plus de temps dans leur groupe qu'à aider leur mère. Mais Eva ne s'en trouve pas si mal car cela lui crée des moments privilégiés, de plus plus intimes avec Nathanaël....
Cet ouvrage raconte l'éclosion à l'amour d'une femme mais aussi retrace un apprentissage à la réflexion autonome car Eva, de façon très instinctive, va s'engager en aidant ceux qui ont besoin d'elle, en détournant les consignes du Reich...
Un très beau livre contre les préjugés et les idées reçues. Un beau parcours/portrait de femme.
@ lire !

samedi 23 février 2013

Sacrée programmation !


Une fois de plus, ça va être difficile de choisir..... Le festival mythos : à ne pas rater !
http://www.festival-mythos.com/page.php?ref_rub=1&nom_rub=ACCUEIL

mercredi 20 février 2013

samedi 16 février 2013

habemus papam ?

Comme quoi le latin n'est pas une langue morte .....
http://www.liberation.fr/monde/2013/02/11/cogitatio_881165

mercredi 13 février 2013

Vive le capitalisme !

Quand on n'a pas de politique industrielle digne de ce nom, on fait comme PSA. On pipeaute pour justifier l'injustifiable ...... et la bourse réagit positivement ! DEGOUTEE !!
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0202564007824-psa-affiche-une-perte-historique-de-5-milliards-d-euros-sur-2012-538013.php

jeudi 31 janvier 2013

Ah, ce Le Clézio !

Quel plaisir de renouer avec la plume de JMG Le Clézio ! Cela faisait longtemps que j'avais envie de me plonger dans cet ouvrage qui me narguait sur sa pile dans mon bureau. 
Et, décidément, Ritournelle de la faim est un très bel hommage à sa mère qui a peut-être inspiré le personnage d'Ethel.
Celle-ci appartient à une famille bourgeoise, d'origine mauritienne, dont les parents reçoivent beaucoup mais se déchirent beaucoup également. Ethel, quant à elle, découvre les joies d'une amitié intense avec Xénia, réfugiée de la révolution russe avec sa mère et ses soeurs. Leurs rencontres, leurs échanges sont sources d'émerveillement toujours renouvelés pour Ethel mais cette amitié lui laissera un goût bien amer quand sa jolie amie slave s'éloignera et lui annoncera ses fiançailles. 
A la mort de son grand-oncle, Monsieur Soliman, l'avenir de la jeune fille semble assuré... mais c'est sans compter sur Alexandre, le père, dont la légèreté l'amène à spolier sa fille. La descente aux enfers commence alors pour la famille : les dettes s'accumulent, les huissiers assiègent la maison, les pseudo-amis disparaissent et, à cela, s'ajoute la guerre. La Côte d'Azur devient le refuge d'une famille qui a perdu de sa superbe mais Ethel résiste et essaye de profiter de la plage, de la lumière, de vivre, tout simplement....
Qu'il est difficile de mettre des mots sur une prose poétique et solaire qui nous emporte dans le tourbillon de l'histoire ! Un livre superbe qui n'épargne pas les bourgeois des années 30, recroquevillés sur leurs convictions nationalistes et plein de rancoeur. Si Le Clézio souligne la noirceur d'âme de certains, il n'en choisit pas moins de faire triompher les coeurs purs sans jamais sombrer dans le mélo ou le pathos.
Un bien beau portrait de femme !