Vous ne savez pas quoi faire du bolduc qui vous reste une fois que vous avez ouvert vos cadeaux ?
Voici une jolie idée de recyclage.....
C'est à Ar Milin à Châteaubourg et l'idée vient d'Edith Meusnier.
un jardin ? parce qu'il faut le cultiver ! buissonnier ? parce que c'est bien de sortir des sentiers battus et de prendre le temps de regarder, de découvrir.
"Il faut cultiver notre jardin"
vendredi 31 août 2012
jeudi 30 août 2012
Le pays du soleil levant
Dans le cadre de la manifestation Bretagne-Japon, Dinan n'est pas en reste !
Deux expos dans une même ville. La première se situe dans La Maison de la Vigne qui appartenait à Yvonne Jean-Haffen. C'est une splendide maison accrochée en bord de Rance, avec un jardin en terrasse. Elève et amie de Mathurin Méheut, Yvonne s'est installée à Dinan où elle a reçu le maître. On découvre dans sa maison qui appartient maintenant à la ville ses toiles et de splendides lettres qu'elle a reçues (1400 dans le fond) de Mathurin Méheut qui lui a fait partager ses découvertes japonaises. Le lieu est plein de charme et l'expo superbe.
Dans le centre de Dinan, au Crec, une autre exposition célèbre cette fois-ci Yvonne et l'on trouve, en contrepoint de certaines de ses toiles, de belles oeuvres de Mathurin Méheut.
http://www.bretagne-musees.fr/Les-musees/COTES-D-ARMOR/Dinan/Musee-Yvonne-Jean-Haffen-Maison-d-artiste-de-La-Grande-Vigne
http://www.bretagne-japon2012.fr/correspondance-mathurin-meheut/
Cette Yvonne devait être une sacrée bonne femme et maîtrisait plusieurs techniques. S'inspirant souvent du maître, elle propose une peinture assez moderne et se révèle plutôt experte dans ses natures mortes - inspirées de son jardin- aux couleurs chatoyantes.
Une belle découverte !
@ suivre : la visite de l'exposition consacrée à Mathurin Méheut à Lamballe. On devrait se régaler !
http://www.bretagne-japon2012.fr/empreintes-d-un-voyage-au-japon/
Deux expos dans une même ville. La première se situe dans La Maison de la Vigne qui appartenait à Yvonne Jean-Haffen. C'est une splendide maison accrochée en bord de Rance, avec un jardin en terrasse. Elève et amie de Mathurin Méheut, Yvonne s'est installée à Dinan où elle a reçu le maître. On découvre dans sa maison qui appartient maintenant à la ville ses toiles et de splendides lettres qu'elle a reçues (1400 dans le fond) de Mathurin Méheut qui lui a fait partager ses découvertes japonaises. Le lieu est plein de charme et l'expo superbe.
Dans le centre de Dinan, au Crec, une autre exposition célèbre cette fois-ci Yvonne et l'on trouve, en contrepoint de certaines de ses toiles, de belles oeuvres de Mathurin Méheut.
http://www.bretagne-musees.fr/Les-musees/COTES-D-ARMOR/Dinan/Musee-Yvonne-Jean-Haffen-Maison-d-artiste-de-La-Grande-Vigne
http://www.bretagne-japon2012.fr/correspondance-mathurin-meheut/
Cette Yvonne devait être une sacrée bonne femme et maîtrisait plusieurs techniques. S'inspirant souvent du maître, elle propose une peinture assez moderne et se révèle plutôt experte dans ses natures mortes - inspirées de son jardin- aux couleurs chatoyantes.
Une belle découverte !
@ suivre : la visite de l'exposition consacrée à Mathurin Méheut à Lamballe. On devrait se régaler !
http://www.bretagne-japon2012.fr/empreintes-d-un-voyage-au-japon/
dimanche 5 août 2012
Un peu de fraîcheur sous cette canicule
Un petit tour dans le Grand Nord, ça vous tente ? Et pourquoi pas ?
Bea, caricaturiste de son état, redevenue célibataire et désireuse de changer d'air, s'inscrit sur un coup de tête à une croisière vers le Spitzberg, autrement appelé Zona frigida. On embarque très vite à ses côtés sur un bateau sur lequel se trouvent des gens venus de tous horizons (un américains, deux français, une star japonaise et ses deux gardes du corps, une italienne qui défend la faune locale.... sans compter sur un équipage haut en couleurs de neuf personnes.
Les miles défilent, de même que les blocs de glace sur lesquels se réfugient les ours blancs et les phoques. Sur l'embarcation, au confort un peu sommaire, un huis-clos se met en place car l'héroïne n'a pas embarqué par hasard à bord de ce raffiot. Elle fume, elle boit beaucoup pour garder des distances avec ses souvenirs, elle ne se livre pas beaucoup aux autres mais elle n'en oublie pas moins son objectif. Cette croisière d'agrément est, en fait, pour elle, une forme de catharsis, un moyen de régler ses comptes, de tourner la page et d'oublier un passé qui la fait souffrir.
Ainsi, le roman d'Anne B.Radge bascule de roman d'aventures en une sorte de thriller mais n'en laisse pas moins la part belle aux descriptions de ces paysages magnifiques.
Une écriture fluide et agréable à lire, un personnage attachant et assez complexe.
Zona Frigida est une bien agréable lecture !
Bea, caricaturiste de son état, redevenue célibataire et désireuse de changer d'air, s'inscrit sur un coup de tête à une croisière vers le Spitzberg, autrement appelé Zona frigida. On embarque très vite à ses côtés sur un bateau sur lequel se trouvent des gens venus de tous horizons (un américains, deux français, une star japonaise et ses deux gardes du corps, une italienne qui défend la faune locale.... sans compter sur un équipage haut en couleurs de neuf personnes.
Les miles défilent, de même que les blocs de glace sur lesquels se réfugient les ours blancs et les phoques. Sur l'embarcation, au confort un peu sommaire, un huis-clos se met en place car l'héroïne n'a pas embarqué par hasard à bord de ce raffiot. Elle fume, elle boit beaucoup pour garder des distances avec ses souvenirs, elle ne se livre pas beaucoup aux autres mais elle n'en oublie pas moins son objectif. Cette croisière d'agrément est, en fait, pour elle, une forme de catharsis, un moyen de régler ses comptes, de tourner la page et d'oublier un passé qui la fait souffrir.
Ainsi, le roman d'Anne B.Radge bascule de roman d'aventures en une sorte de thriller mais n'en laisse pas moins la part belle aux descriptions de ces paysages magnifiques.
Une écriture fluide et agréable à lire, un personnage attachant et assez complexe.
Zona Frigida est une bien agréable lecture !
mardi 31 juillet 2012
Le nouveau Winckler
Sur la belle et sobre couverture blanche des éditions POL s'affichent le nom de l'auteur et le titre de son nouvel opus : Le choeur des femmes. On hésite un peu, on avait tant aimé La maladie de Sachs, été déçu par d'autres titres, et puis, c'est l'été, on plonge ! Et c'est sans regret !
On retrouve le bon docteur Sachs dans l'ombre et Karma (Franz), son ami. C'est à ses côtés que Jean Atwood, brillante interne et major de sa promo, doit faire un stage de 6 mois pour valider son cursus avant de devenir chef de clinique. Un peu pimbêche, trop sûre d'elle, elle va découvrir qu'écouter les "bonnes femmes" parler de leur vie, de leurs histoires peut être aussi formateur et enrichissant que les topos des pontes des hôpitaux. Avec Karma - Franz, pardon- on entend, on absorbe, on se nourrit de ces vies féminines. Ce n'est pas le corps seulement que l'on soigne, c'est aussi l'âme. Franz n'a de cesse d'éviter à ses patientes les humiliations, les gestes inutiles et déplacés; foin de la technique, de la science et du savoir absolu, ce qui importe, c'est le soulagement, c'est l'apaisement, c'est l'écoute.
Comme Jean, on peut parfois être lassé d'entendre ces femmes en consultation, mais très vite la musique ténue de ces souffrances, de ces silences nous berce et nous emporte. Et comme, Jean, on change, on se pose des questions et on apprend. L'héroïne, en effet, derrière sa carapace de pourfendeuse de dragons, a besoin de briser l'armure et de faire face à de vieux démons. C'est une belle leçon d'humilité !
Et finalement, l'alchimie opère : ces deux médecins que tout semblait opposer (belles engueulades entre Franz et Jean) vont s'associer, se compléter, se sublimer, se (re)trouver autour de la patiente alpha.........
"je me tourne vers la patiente
et je m'ouvre à ses plaintes, à ses peurs, à ses pleurs,
ses espoirs, ses désirs, ses échecs, ses plaisirs,
je me fonds dans son air, son couplet, sa ballade,
son chant solo montant du choeur des femmes"
On retrouve le bon docteur Sachs dans l'ombre et Karma (Franz), son ami. C'est à ses côtés que Jean Atwood, brillante interne et major de sa promo, doit faire un stage de 6 mois pour valider son cursus avant de devenir chef de clinique. Un peu pimbêche, trop sûre d'elle, elle va découvrir qu'écouter les "bonnes femmes" parler de leur vie, de leurs histoires peut être aussi formateur et enrichissant que les topos des pontes des hôpitaux. Avec Karma - Franz, pardon- on entend, on absorbe, on se nourrit de ces vies féminines. Ce n'est pas le corps seulement que l'on soigne, c'est aussi l'âme. Franz n'a de cesse d'éviter à ses patientes les humiliations, les gestes inutiles et déplacés; foin de la technique, de la science et du savoir absolu, ce qui importe, c'est le soulagement, c'est l'apaisement, c'est l'écoute.
Comme Jean, on peut parfois être lassé d'entendre ces femmes en consultation, mais très vite la musique ténue de ces souffrances, de ces silences nous berce et nous emporte. Et comme, Jean, on change, on se pose des questions et on apprend. L'héroïne, en effet, derrière sa carapace de pourfendeuse de dragons, a besoin de briser l'armure et de faire face à de vieux démons. C'est une belle leçon d'humilité !
Et finalement, l'alchimie opère : ces deux médecins que tout semblait opposer (belles engueulades entre Franz et Jean) vont s'associer, se compléter, se sublimer, se (re)trouver autour de la patiente alpha.........
"je me tourne vers la patiente
et je m'ouvre à ses plaintes, à ses peurs, à ses pleurs,
ses espoirs, ses désirs, ses échecs, ses plaisirs,
je me fonds dans son air, son couplet, sa ballade,
son chant solo montant du choeur des femmes"
mardi 24 juillet 2012
Article @ méditer
Un article à méditer sur la tendance de nos démocraties à devenir répressives :
http://www.telerama.fr/idees/de-montreal-a-tokyo-des-citoyens-revoltes-indignes-et-bastonnes,84466.php
Sandra Laugier évoque ceux qui "sont le symptôme de l'état dans lequel se trouvent les pratiques de la démocratie dans l'Europe contemporaine, face à l'exceptionnelle disparité du rapport de pouvoir entre capital et travail qui règne aujourd'hui dans le monde."
Un titre Pourquoi désobéir en démocratie ? d'A.Ogien et S.Laugier. Il est sur ma table de chevet, on en reparle !
http://www.telerama.fr/idees/de-montreal-a-tokyo-des-citoyens-revoltes-indignes-et-bastonnes,84466.php
Sandra Laugier évoque ceux qui "sont le symptôme de l'état dans lequel se trouvent les pratiques de la démocratie dans l'Europe contemporaine, face à l'exceptionnelle disparité du rapport de pouvoir entre capital et travail qui règne aujourd'hui dans le monde."
Un titre Pourquoi désobéir en démocratie ? d'A.Ogien et S.Laugier. Il est sur ma table de chevet, on en reparle !
vendredi 29 juin 2012
Un auteur prometteur
L'armoire des robes oubliées de Riikka Pulkkinen (née en Finlande en 1980)
"Une des œuvres littéraires les plus fortes que j'ai lues depuis longtemps." Helsingin Sanomat
Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d’un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu’elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu’elle a été beaucoup plus qu’une employée et que son grand-père, peintre célèbre, l’a profondément aimée…
Voici le résumé du second roman de cette jeune romancière. C'est un pur moment de bonheur. Cette reconstitution familiale se fait en douceur malgré le poids des événements déterrés. Le parti-pris narratif est intéressant : on change de point de vue, ce qui permet de cerner les personnalités et les sensibilités de cette famille. Anna nous invite à reconstituer avec elle son arbre généalogique, rendant hommage à une femme disparue mais qui ne cesse de hanter les mémoires. Et chose curieuse, la vie d'Eeva présente des échos troublants avec celle de la jeune femme ......
@ lire d'une traite !
"Une des œuvres littéraires les plus fortes que j'ai lues depuis longtemps." Helsingin Sanomat
Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d’un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu’elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu’elle a été beaucoup plus qu’une employée et que son grand-père, peintre célèbre, l’a profondément aimée…
Voici le résumé du second roman de cette jeune romancière. C'est un pur moment de bonheur. Cette reconstitution familiale se fait en douceur malgré le poids des événements déterrés. Le parti-pris narratif est intéressant : on change de point de vue, ce qui permet de cerner les personnalités et les sensibilités de cette famille. Anna nous invite à reconstituer avec elle son arbre généalogique, rendant hommage à une femme disparue mais qui ne cesse de hanter les mémoires. Et chose curieuse, la vie d'Eeva présente des échos troublants avec celle de la jeune femme ......
@ lire d'une traite !
jeudi 21 juin 2012
Du léger mais du bon : c'est l'été !
Un petit bouquin sympa et sans prétention pour commencer l'été ?
Et puis Paulette de B. Constantine, voilà ce qu'il vous faut !
Lu début avril, cet ouvrage vous plonge dans la vie décapante de jeunes retraités tout feu tout flammes qui décident de cohabiter. La ferme de Ferdinand va se transformer en une sorte d'arche de Noë pour recueillir Marceline, Guy, Muriel, Kim, les soeurs Lumière, tous dans leur genre des éclopés de la vie. Cette communauté bien sympathique va trouver ses marques, s'organiser et réussir à faire face à tous les événements que la vie peut réserver.
On s'est dans la veine d'Anna Gavalda.
Lecture agréable et légère.
Et puis Paulette de B. Constantine, voilà ce qu'il vous faut !
Lu début avril, cet ouvrage vous plonge dans la vie décapante de jeunes retraités tout feu tout flammes qui décident de cohabiter. La ferme de Ferdinand va se transformer en une sorte d'arche de Noë pour recueillir Marceline, Guy, Muriel, Kim, les soeurs Lumière, tous dans leur genre des éclopés de la vie. Cette communauté bien sympathique va trouver ses marques, s'organiser et réussir à faire face à tous les événements que la vie peut réserver.
On s'est dans la veine d'Anna Gavalda.
Lecture agréable et légère.
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